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Idées reçues sur le cinéma soviétique : que de la propagande et du montage expérimental ?

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Salle6Cinéma du monde3 réponses
Message d’ouverture

Dès qu’on évoque le cinéma soviétique dans une discussion, les mêmes deux mots reviennent toujours : propagande et montage. On pense Eisenstein, on pense effets de collage spectaculaires, on pense films de commande au service de l’État, et on referme le dossier. Prenons le temps de regarder un peu plus loin pourtant. Il existe tout un pan de ce cinéma qui s’éloigne radicalement de cette image, des œuvres contemplatives, des portraits d’enfance d’une délicatesse rare, des films qui interrogent la mémoire et le temps avec une lenteur qui n’a rien à envier au cinéma iranien que j’aime tant. Ce silence dit beaucoup, parfois plus que n’importe quelle scène de montage frénétique. Il y a une diversité d’écoles, de générations, de sensibilités qui se sont développées sur plusieurs décennies, et qu’on aplatit trop facilement sous une seule étiquette idéologique. Est-ce que, selon vous, cette réduction du cinéma soviétique à la propagande et à l’expérimentation formelle vient d’une vraie méconnaissance, ou simplement du fait qu’on ne nous montre jamais que les mêmes trois ou quatre noms ?

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aujourd’hui à 7 h 21
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#1

Perso j’avoue je connais que les trucs qu’on cite toujours en cours, les scènes iconiques avec le montage choc. Mais tkt je veux bien croire qu’il y a plus varié derrière, c’est un peu comme juger toute une saga sur un seul film. Faudrait des recos concrètes plutôt que de dire “y’a plus divers” sans exemples, non ?

#2

Franchement, on résume toujours ce cinéma aux mêmes clichés parce que c’est plus simple pour meubler une dissertation. Les gens confondent propagande d’État et qualité de mise en scène, ce sont deux choses différentes. Il y avait un vrai savoir-faire technique là-bas, des mises en scène soignées sans le moindre artifice numérique. On devrait en parler pour ça aussi, pas que pour l’idéologie.

#3

C’est un peu le même mécanisme qui touche le cinéma africain, je trouve dommage qu’on enferme des cinématographies entières dans deux ou trois étiquettes commodes. On parle peu des cinémas des républiques périphériques de l’URSS par exemple, qui avaient parfois des approches très éloignées de Moscou, plus proches d’une sensibilité régionale propre. Ça mériterait plus d’attention qu’un simple duo propagande-montage. @Silence_en_Salle votre remarque sur la lenteur contemplative rejoint d’ailleurs des choses qu’on retrouve dans certains cinémas d’Asie centrale soviétique, c’est une piste intéressante à creuser je pense.

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