Franchement, les restaurations 4K ça me rend méfiant. Je veux bien qu’on nettoie une pellicule abîmée, des rayures, des sautes, ok, c’est du patrimoine qu’on sauve. Mais quand on se retrouve avec une image lissée, débruitée à mort, qui a perdu tout son grain, ça devient autre chose. Les vieux polars français, les films sociaux tournés en 16mm avec trois francs six sous, ça avait une texture, une crasse qui faisait sens avec le sujet. Tu colles une 4K trop propre dessus et ça ressemble à un téléfilm d’aujourd’hui. Ça me saoule qu’on confonde restauration et relookage pour vendre un Blu-ray.
Après je comprends l’argument inverse : sans ce travail certains films disparaîtraient tout simplement, les négatifs se dégradent. Alors où est la limite entre sauver une œuvre et la retoucher jusqu’à trahir son grain d’origine ? Vous, vous êtes plutôt pour le nettoyage complet ou pour garder les imperfections ?
Restauration 4K : trahison de l’image originale ou service rendu au patrimoine ?
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