Pour situer les choses, cette question de VO et VF perd un peu son sens dès qu’on remonte au muet, où le débat ne se pose simplement pas, le jeu passe entièrement par le corps et le visage, et c’est justement ce qui rend ces films si précieux aujourd’hui. Mais sur le fond je suis plutôt d’accord avec Bobine_Cassée_12, la voix fait partie intégrante de la performance, on ne peut pas la détacher du reste comme un simple habillage sonore.
Ce qui me frappe surtout, c’est qu’on discute beaucoup du choix VO ou VF, mais beaucoup moins de la disparition des séances de répertoire, où ces questions-là se posaient différemment, avec parfois un accompagnement musical en direct, une expérience qu’aucun streaming ne reproduira jamais, aussi bonnes que soient les sous-titres par ailleurs.