Permettez-moi d’apporter un peu de perspective historique à cette question, qui n’est pas neuve. 1) Le cinéma muet a connu ce phénomène de façon presque systématique : des œuvres jugées lentes ou datées par des spectateurs habitués au sonore, puis redécouvertes avec émerveillement une fois qu’on a appris à lire leur grammaire visuelle propre. 2) L’expressionnisme allemand en particulier souffre souvent d’un premier visionnage hâtif, où l’on confond stylisation et maladresse. Je dois dire que cela m’agace un peu quand on rejette un film uniquement parce qu’il ne correspond pas aux codes contemporains auxquels on est habitué sans effort d’apprentissage. Le regard se forme, il ne naît pas tout fait.
Home › Forums › Le comptoir › Un film que vous avez détesté la première fois et adoré en revoyant › Re: Un film que vous avez détesté la première fois et adoré en revoyant