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Question ouvert le

Un film que vous avez détesté la première fois et adoré en revoyant

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Salle8Le comptoir2 réponses
Message d’ouverture

Il y a ce film que j’avais vu trop jeune, trop vite, sans les bons yeux… je m’étais ennuyé, je me souviens avoir trouvé ça lent, prétentieux même. Et puis des années plus tard je le revois, un peu par hasard, un soir sans attente particulière, et là… tout change. Les mêmes plans qui m’avaient semblé vides deviennent presque hypnotiques. Je crois que ce n’est pas le film qui a changé mais moi, ce que j’avais vécu entre les deux visions, ce que j’avais appris à regarder.

Je ne dirai pas lequel pour l’instant, je préfère savoir si c’est une expérience partagée ici… est-ce que vous avez déjà complètement retourné votre jugement sur un film juste parce que vous l’avez revu à un autre moment de votre vie ?

Ouvert le
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hier à 14 h 13
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#1

Cela m’arrive assez peu avec les documentaires, je trouve, peut-être parce qu’on les regarde déjà avec une distance différente, presque comme une archive. Mais avec certains biopics, oui, complètement. Est-ce que ce ne serait pas aussi une question de ce qu’on attend d’un film au premier visionnage ? On cherche parfois une histoire, un divertissement, et quand on ne le trouve pas on rejette tout le reste. Je me demande si votre film mystère n’était pas justement de ceux qui demandent qu’on accepte de ne pas être guidé.

#2

Permettez-moi d’apporter un peu de perspective historique à cette question, qui n’est pas neuve. 1) Le cinéma muet a connu ce phénomène de façon presque systématique : des œuvres jugées lentes ou datées par des spectateurs habitués au sonore, puis redécouvertes avec émerveillement une fois qu’on a appris à lire leur grammaire visuelle propre. 2) L’expressionnisme allemand en particulier souffre souvent d’un premier visionnage hâtif, où l’on confond stylisation et maladresse. Je dois dire que cela m’agace un peu quand on rejette un film uniquement parce qu’il ne correspond pas aux codes contemporains auxquels on est habitué sans effort d’apprentissage. Le regard se forme, il ne naît pas tout fait.

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