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Home › Forums › Classiques & patrimoine › Revoir un classique vingt ans après : ça tient toujours ou la déception guette › Re: Revoir un classique vingt ans après : ça tient toujours ou la déception guette

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On oublie souvent que ce phénomène existe depuis bien plus longtemps que ce qu’on imagine, et que les spectateurs qui redécouvraient les grands muets dans les années suivant leur sortie vivaient déjà cette même tension entre nostalgie et jugement renouvelé. Pour qui connaît l’histoire du cinéma, un film comme Nosferatu ne « vieillit » pas au sens où on l’entend d’habitude, parce qu’il n’a jamais cherché à être moderne : son langage visuel est intemporel par construction. La déception, à mon sens, vient surtout des œuvres qui misaient sur des effets de leur époque plutôt que sur une vision esthétique profonde. Celles-là s’effritent. Les autres traversent les décennies sans trembler.