Pour résumer nos échanges, je propose qu’on élargisse un peu le prisme technique, parce que ce que décrivent Lucarne_Argentee, Pixel_Pellicule et Faux_Raccord_17 me semble aussi, et peut-être surtout, une question de rapport au spectateur. Dans un ciné-club, après la projection d’un film qui finit mal ou de manière abrupte, le débat permet souvent de comprendre pourquoi cette fin était nécessaire, même désagréable. Une série, elle, n’a plus ce temps de respiration collective : on la quitte souvent seul, sur une plateforme, sans personne pour reconstruire le sens ensemble. Je me demande si une partie du sentiment de ratage ne vient pas aussi de là, de l’absence de ce débat critique qui, au cinéma engagé en particulier, fait partie intégrante de l’œuvre. Une fin mal reçue en salle, discutée, se retourne parfois en force quelques années après. Une fin de série mal reçue, elle, reste figée dans l’instant de la diffusion, sans second regard collectif.