Ce qui fonctionne bien dans votre analyse, Diapositive_Lente, c’est de relier cette séance fondatrice à la question de l’expérience collective plutôt qu’au simple contenu des films projetés. On peut analyser ça comme un basculement anthropologique autant que technique : des inconnus réunis dans l’obscurité devant quelque chose dont personne ne connaît encore les codes. C’est d’ailleurs fascinant de penser que l’Arrivée d’un train ait suscité, dit-on, une forme de sidération chez les spectateurs, presque un effet de suspense avant que le suspense n’existe comme genre. In fine, je me demande si cette première terreur collective face à l’image en mouvement n’est pas l’ancêtre lointain de tout ce qui fera plus tard le cinéma de tension psychologique que j’affectionne particulièrement.
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