Doucement, je crois qu’on juge le found footage avec les critères d’un cinéma qui cherche autre chose que lui. Ce genre vise l’urgence, la panique, l’instant qui déborde, alors que ce qui me touche personnellement va plutôt vers la durée, le silence qui s’installe sans chercher à faire peur. Il faut accepter que ces deux approches du temps au cinéma ne cherchent pas la même sensation, et qu’on ne peut pas reprocher au found footage de ne pas être contemplatif, ce n’est simplement pas son projet. Cela dit, je rejoins Yasmine sur le malaise après la séance, c’est peut-être là que les deux cinémas, le lent et le nerveux, finissent par se rejoindre sans le vouloir.
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