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Home › Forums › Classiques & patrimoine › Hitchcock contre lang : deux manières de filmer la peur › Re: Hitchcock contre lang : deux manières de filmer la peur

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Ce qui m’intéresse ici, c’est que vous opposez tension psychologique et tension mécanique comme si c’était deux manières également rythmées de filmer la peur, alors que toutes les deux relèvent en fait d’un cinéma assez découpé, assez pressé de produire un effet sur le spectateur. On pourrait dire que Lang, malgré sa froideur, reste encore dans une logique de suspense construit, de montage qui organise la peur image après image. Il y a une autre voie, que ni Hitchcock ni Lang n’explorent vraiment, celle d’une angoisse qui naît de la durée elle-même, du temps qu’on laisse s’étirer sans rien résoudre. Je pense à Tarkovski, où la peur ne vient ni d’un personnage menacé ni d’un système oppressant, mais d’une attente presque insupportable, d’un plan qui refuse de vous donner l’information que vous attendez. Cela demande un spectateur patient, j’en conviens, mais c’est une peur qui s’incruste bien plus durablement que celle, très efficace mais passagère, que décrit @Zapette_Nerveuse chez Hitchcock.