Les grands festivals, malgré leur côté institutionnel, restent pour moi des lieux essentiels où le vrai cinéma se révèle, celui qui n’aurait jamais sa chance en salle classique sans cette vitrine. Ce genre de cinéma, iranien, auteur européen, a besoin de ces grandes scènes pour exister face au marketing agressif des studios. Mais je comprends l’argument de la proximité : on sent que les ciné-clubs de quartier gardent quelque chose d’authentique que les tapis rouges ont perdu. Peut-être que les deux logiques, loin de s’opposer, se complètent plus qu’on ne le pense.
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