En allant récemment à une projection en plein air organisée par une petite association de quartier, j’ai été frappé par le contraste avec l’ambiance des grands festivals internationaux dont on entend parler. D’un côté, une logique de proximité, de transmission, souvent portée par des bénévoles passionnés qui choisissent leurs films avec une vraie intention curatoriale, parfois même pédagogique. De l’autre, une machine à prestige, où la sélection obéit aussi à des logiques de marché, de visibilité, de tapis rouge. D’un point de vue formel, on notera que le dispositif de projection lui-même change tout : un plan-séquence de Malick ne se vit pas pareil sur un drap tendu entre deux immeubles que dans une salle climatisée avec un son calibré. Est-ce que ces deux types d’événements servent finalement le même objectif, celui de faire aimer le cinéma, ou poursuivent-ils des buts fondamentalement différents, l’un tourné vers la communauté locale, l’autre vers l’industrie et la reconnaissance critique ?
Festivals de quartier vs grands festivals internationaux, deux logiques différentes ?
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