Ce qui frappe dans ce débat, c’est qu’on confond souvent contrôle total et direction d’acteurs réussie. Un Daniel Day-Lewis ne livre pas une performance aussi marquante parce que le réalisateur a tout verrouillé, mais parce qu’il y a un espace laissé à l’acteur pour habiter le rôle, parfois au-delà de ce que le script prévoyait. Taxi Driver ou Raging Bull fonctionnent parce que le metteur en scène fait confiance à son interprète autant qu’à sa propre vision. Au-delà du jeu, c’est cette tension entre contrôle et abandon qui crée les grands moments, un auteur qui verrouille tout risque surtout d’étouffer ce qui fait la vérité d’une scène.
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